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Master sciences cognitives débouchés : où travailler après ?

En tant que discipline émergente, les sciences cognitives sont appelées à être de plus en plus utilisées dans le monde de l’entreprise et de la recherche. Nombreuses sont les universités à proposer cette formation, mais où mène-t-elle exactement ?

Contenu d’un master en sciences cognitives

Les masters en sciences cognitives sont généralement ouverts aux personnes ayant suivi une formation en psychologie, biologie, linguistique, philosophie ou informatique entre autres. Ils s’intéressent à des domaines comme la communication, le langage, la perception et la génétique. Parmi les disciplines enseignées, on retrouve la philosophie et les sciences sociales, la modélisation mathématique, les neurosciences, la psychologie expérimentale, la linguistique, etc.

Quels sont les domaines où on exploite les sciences cognitives ?

Selon les modules enseignés et l’orientation des formations, il peut y avoir des débouchés dans les domaines suivants :

  • Recherche : certaines formations sont axées sur la recherche et visent à permettre à l’étudiant d’être préparé à devenir chercheur ou enseignant-chercheur. Pour cela, l’étudiant peut aller vers la préparation d’un doctorat. L’étude des interactions entre les neurones, de leur organisation, de leurs fonctions et de leur développement, notamment en neurobiologie et neurophysiologie est un des principaux domaines de recherche.
  • Informatique : l’intelligence artificielle, la robotique et le machine learning (domaine recouvrant les techniques consistant à permettre à une machine d’exécuter certaines tâches) peuvent s’intéresser aux sciences cognitives pour simuler le fonctionnement du cerveau humain. Si un master en sciences cognitives est effectué à la suite d’une formation en informatique, l’étudiant pourra se servir des connaissances apprises dans la conception des systèmes intelligents. Un master en sciences cognitives peut également être utile à une personne qui souhaite devenir data analyst dans la mesure où les deux disciplines se rejoignent au niveau des mécanismes de traitement de l’information.
  • Ergonomie : l’ergonomie a pour but de concevoir des environnements de travail qui améliorent la productivité et le confort de l’être humain. Les sciences cognitives permettent de comprendre ce qui fait qu’une personne se sente à son aise dans un milieu et pas dans un autre, ou qu’elle puisse se concentrer dans un environnement et pas dans un autre (par exemple : comment le bruit peut impacter l’attention et la concentration). Cet aspect des sciences cognitives est naturellement utilisé par un ergonome.
  • Psychologie : la psychologie du développement, la psychologie sociale et la psychologie cognitive font largement appel aux sciences cognitives. La psychopédagogie est un des domaines qui font le plus appel aux sciences cognitives pour comprendre les mécanismes d’apprentissage et de mémorisation.
  • Ingénierie cognitive ou ingénierie de la cognition : un ingénieur cogniticien doit être en mesure de prévoir le comportement humain, il s’aide de tests utilisateurs et des simulations pour mieux cerner ce comportement. Le cogniticien exploite également ses connaissances dans la conception de nouveaux produits et leur adaptation aux exigences des consommateurs.